Exemple d’une maison d’édition « 100 % numérique » : StoryLab

     StoryLab est un éditeur de textes uniquement distribués au format numérique. Leur catalogue est adapté en fonction des nouveaux supports et usages. Il s’agit principalement de formes d’écritures courtes (fictions et documents) ─ adaptées pour une lecture en mouvement ─ ou de feuilletons littéraires.

     Cet article s’inspire de l’intervention de StoryLab, présent lors du salon Demain le Livre 2012. À cette ocasion StoryLab a animé un atelier le mercredi 7 mars 2012 intitulé : « Livre numérique : les nouvelles opportunités de monétisation, promotion, distribution ». L’éditeur se décrivait lui-même comme  un éditeur de livres 100 % numériques mais également comme une agence de création littéraire numérique, proposant une expertise éditoriale mais aussi technologique et marketing.

     Fondé fin 2010, StoryLab a publié plus de 80 auteurs et plus de 100 titres, dont certains best-sellers dans l’Itune store (un livre numérique est considéré par StoryLab comme un best-seller lorsqu’il est dans le top 3 des téléchargements pendant plus d’un mois). Son activité d’éditeur est à l’image du travail d’une maison d’édition « classique » avec un accent particulier sur le design.

     Par ailleurs StoryLab StoryLab conçoit également des livres numériques de livres déjà existants en format papier, pour les éditions First/Gründ, XO, Anne Carrière, Chêne, etc., aux formats applicatifs (applications iOS et Android) ou aux formats ebooks (ePub 2-3, ePub Fixed Layout, etc.) On peut citer à titre d’exemple l’Anglais pour les nuls, application Ipad créée à partir du PDF de l’éditeur d’origine (First) mais considérablement enrichi par StoryLab qui propose des vidéos, des enregistrements audio, des quizz ou encore incorpore un dictionnaire.

     L’objectif de l’éditeur est explicité sur sa présentation facebook : « Studio de création d’ebooks et de design éditorial nous travaillons avec nos partenaires (éditeurs, marques, institutions) pour développer des dispositifs de communication innovants autour du livre numérique (livres multimédias, storytelling, brand content, dispositifs cross/transmédia) ».

     Les livres numériques produits par StoryLab sont disponibles sur les grandes plateformes telles que AppStore, Google Play, iBookstore Apple, Amazon, Kobo, Fnac.com, Decitre, ePagine, etc.

     Pour en savoir plus, voir :

* l’article « StoryLab, incarnation de l’édition du futur ? » par Grégory Philippe (cafebabel.com)

* la vidéo de présentation par le président des éditions StoryLab, Nicolas Francannet, hébergée sur le site parisincubateurs.com.

@DaphneMathelier

Dossier Eduscol sur le livre numérique

Le portail Eduscol propose une revue de presse sur le livre numérique/électronique très complète.

« Ce dossier s’intéresse au livre électronique sous ses différents angles, technologique, politique, sociologique, économique et juridique ».

© Maximilian Schönherr
© Maximilian Schönherr

Dans la rubrique « De quoi parle-t-on » un lien hypertexte renvoie sur la définition du Journal officiel de la République française du 4 avril 2012 qui remplace le terme de « livre électronique » par « liseuse » (le terme de « livre électronique » avait été présenté dans le JO du 18 janvier 2005). Cette préférence pour le terme « liseuse » semble judicieuse en effet pour éviter toute confusion entre « livre numérique » et « livre électronique ».

Ainsi, selon le JO, la liseuse est un « appareil portable doté d’un écran et destiné au stockage et à la lecture des livres numériques ou des périodiques » et ses équivalents étrangers seraient « e-book reader« , « electronic book reader« , « electronic reader« , « e-reader« , « reader« .

Le livre numérique serait lui un « ouvrage édité et diffusé sous forme numérique, destiné à être lu sur un écran » avec cette note en précision :

1. « Le livre numérique peut être un ouvrage composé directement sous forme numérique ou numérisé à partir d’imprimés ou de manuscrits.
2. Le livre numérique peut être lu à l’aide de supports électroniques très divers.
3. On trouve aussi le terme « livre électronique », qui n’est pas recommandé en ce sens« .

Ces équivalents étrangers seraient « e-book » ou « electronic book« .

@DaphneMathelier